Bonjour,

Découvrez en avant-première le dernier livre du Père François Brune

Mes entretiens avec les morts.

Ce livre sera disponible en librairie le 16 février prochain.
Vous pouvez l'acquérir dès à présent sur notre site jmgeditions.fr.
Cordialement,

L'équipe Parasciences


 

Mes entretiens avec les morts

Père François Brune

Collection témoin d'Au-delà
 
338 pages,  21 euros




Résumé :

Dans de précédents ouvrages, le Père Brune nous a longuement exposé les étonnants résultats des explorateurs de l'après-vie qu'il a été amené à fréquenter durant sa longue existence.

Il a décidé, dans ce livre inédit, de nous présenter le fruit de ses propres recherches et les contacts qu'il a eus avec ceux qui sont passés de l'autre côté du voile.

Il s'agit de contacts intimistes, comme ceux qui l'ont mis en relation avec son frère défunt ou avec son ami le biologiste Rémy Chauvin, mais aussi des contacts d'une haute portée spirituelle qui l'ont mis en union avec des âmes pures, comme celles de Pierre Monnier et de Roland de Jouvenel.


« Leurs messages, estime le père Brune, sont d'une valeur très supérieure à tous ceux que j'ai pu connaître. Ils comportent des affirmations scientifiques très en avance par rapport à l'époque à laquelle ils ont été reçus. Ils offrent une façon de comprendre l'enseignement religieux qui dépasse sur bien des points les théories contemporaines. »

Ce livre, que François Brune pense être le dernier de ses écrits, est non seulement un témoignage émouvant, mais c'est aussi une œuvre de synthèse. Ce théologien réputé y établit le lien entre sa foi et les recherches de pointe qui, un jour prochain, libéreront l'Homme de la matière et le feront entrer de plain-pied dans l'univers radieux de la spiritualité vivante.
 

 

Le premier chapitre du livre de François Brune est téléchargeable en cliquant sur ce lien.

 

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INTRODUCTION

 

Ce livre sera très probablement le dernier qu’il me sera donné d’écrire. J’aurais pu tenter de faire un nouveau livre de théologie. Il y a beaucoup de thèmes que je n’ai jamais abordés ou à peine évoqués, comme le rôle du Saint-Esprit, celui des sacrements, de l’Eglise comme institution, etc. On me l’a quelquefois reproché. Mais je n’ai jamais entrepris de réaliser une « Somme théologique ». Je me suis limité à quelques thèmes sur lesquels il me semblait que je pouvais apporter quelque chose. Cette partie de mes recherches et de mes publications est la plus importante pour moi, car il me semble que trop de choses ont été faussées dans la théologie de l’Eglise catholique et que, tant qu’elles n’auront pas été redressées, l’Eglise continuera à s’effacer de notre monde. Heureusement, sur tout ce qui concerne la mort et la vie après la mort, autre domaine que j’ai aussi beaucoup étudié, et pour lequel je suis plus connu, de nombreux ouvrages existent aujourd’hui en français, et de grande qualité. En revanche, mon travail sur la convergence entre les mystiques d’Occident et la tradition théologique des Eglises orthodoxes reste, me semble-t-il, sans équivalent. De même, je ne connais pas d’étude théologique utilisant, comme je l’ai fait, les dernières découvertes scientifiques et tous ces phénomènes autour de la mort, pour mieux comprendre théologiquement le mystère de notre existence et de notre relation à Dieu. J’ai pourtant fini par décider de réaliser ce dernier livre à partir de témoignages venant des morts. Le thème de la survie et de la communication avec les « morts » concerne aussi la théologie, d’autant plus que, sur ces sujets, les religions, toutes les religions, n’ont pas grand-chose à proposer à leurs fidèles et sont bien incapables d’apporter quelque consolation à ceux qui ont perdu un être cher. En outre, le protestantisme allemand et la théologie catholique ont connu, il y a quelques années, une crise profonde où l’essentiel de la foi chrétienne, la divinité même du Christ, a bien failli disparaître. Je l’ai exposé rapidement, mais suffisamment clairement, dans « Le Christ autrement ». Cet effondrement de la foi traditionnelle s’est naturellement fait sentir aussi à propos de la mort et de la situation des morts. La grande mode était de considérer qu’à la mort il ne restait plus rien du cerveau et donc, prétendait-on, de la conscience. Dans cette théorie nous ne survivions plus que dans la pensée de Dieu, en attendant la résurrection « à la fin des temps ».

Ce n’était évidemment pas ce que l’Eglise enseignait depuis près de 2000 ans, ni ce que l’on pouvait induire de l’expérience de nombreux saints qui témoignaient avoir eu des apparitions, des avis, des guérisons, parfois même des aides matérielles, de ceux qui les avaient précédés sur terre et qui maintenant se trouvaient dans le Royaume du Père. Dans la perspective de cette nouvelle théologie, les prières pour les morts n’avaient pas grand sens et il était bien inutile de leur envoyer des pensées d’amour. Une fois de plus, la théologie dominante dans l’Eglise catholique ne tenait pas grand compte de l’expérience des mystiques et se mettait sous la domination des « sciences » profanes. C’est à peu près dans les mêmes années où se développait cette théologie de la mort totale (Ganz Tod Theologie), que se multipliaient les Expériences aux Frontières de la Mort (ou NDE) que l’on devrait bien appeler aujourd’hui, à la lumière des recherches les plus récentes : Expériences de Mort Provisoire.

Je crois que la multiplication de telles expériences fait vraiment partie du plan de Dieu, pour pallier le manque de foi de son Eglise. J’ai donc rejoint, dès sa fondation, la branche française de IANDS. 1  J’ai participé à trois congrès sur ce sujet, organisés aux Etats-Unis, faisant même une conférence à Washington, dans un atelier, où je comparais ces expériences avec celles des mystiques. 2    Il me semblait déjà, et je le crois toujours, qu’il y a là de véritables preuves de la survie immédiate après la mort, assez fortes pour réfuter ces nouvelles modes théologiques.

1 International Association for Near Death Studies.

 

2 Publié, en français, dans l’ouvrage collectif : La Mort transfigurée,

Belfond/L’Âge du Verseau, 1992, p.387-398.

 

 

C’est à peu près dans les mêmes années que je découvrais les messages reçus en « écriture automatique, ou inspirée ». Je résume l’itinéraire qui m’y a amené. Dans la grosse étude d’Henry Corbin sur « L’imagination créatrice dans le soufisme d’Ibn Arabi », j’avais remarqué deux notes où Suzuki, l’introducteur du bouddhisme Zen en France, lui avait affirmé que nous en avions l’équivalent chez Swedenborg, « votre Bouddha du Nord », disait-il. Conduit ainsi vers ce grand savant suédois, je découvrais les travaux de Jean Prieur qui l’avait étudié et traduit. Or, ce même Jean Prieur avait aussi présidé à la réédition des « Lettres de Pierre Monnier » que je vous présenterai plus loin, et aux messages de Roland de Jouvenel. Là encore je crois qu’il s’agit d’un véritable cadeau de Dieu, qui nous est arrivé il y a déjà quelques années, mais pour être mieux compris à notre époque, un peu comme le linceul de Turin et l’image de la Guadalupe, au Mexique. Une autre voie s’est ouverte aussi, peu à peu, depuis les années 1950, la TransCommunication Instrumentale (ou TCI). Il s’agit de la possibilité de recevoir la voix de nos défunts sur magnétophone, haut-parleur radio, parfois même téléphone, et de même pour leurs images sur écrans de télévision ou ordinateurs. Ces contacts sont réalisés aujourd’hui dans la plupart des pays du monde. Des recherches très poussées ont été effectuées pour analyser ces voix et les comparer avec les voix des mêmes personnes, enregistrées du temps de leur vivant. Il se trouve que, là aussi, ayant publié quelques ouvrages sur ces questions, je me suis trouvé invité dans de nombreux pays et ai pu rencontrer la plupart des chercheurs importants. Les témoignages extraordinaires de contacts avec nos « morts », sont le meilleur moyen d’atteindre le plus grand nombre. Nous sommes tous concernés par le problème de la mort et toutes les réponses classiques sont insuffisantes. Si je fais une conférence sur le Christ, je peux espérer 40 personnes. Les gens se disent : encore ? on connaît déjà ; ce qui est souvent faux, car ils n’ont souvent connu qu’une certaine présentation du Christ que, personnellement, je récuse complètement. Mais, enfin, les gens croient savoir. Tandis que concernant la mort, ils savent qu’ils ne savent rien. Ils n’ont, pour les aider dans le deuil, que les très beaux discours de tant de philosophes, à commencer par le « Phédon » de Platon. Que de méditations émouvantes sur l’horreur de la mort, sur la douleur de la séparation, sur la survie dans la pensée et le coeur de ceux qui sont restés sur terre, sur le mystère insondable d’un éventuel, mais très incertain, au-delà. Tout cela est très beau, mais n’a guère de valeur que littéraire et reste totalement sans effet sur ceux qui sont dans le désespoir devant la tombe de ceux qu’ils ont aimés.

Là, si je fais une conférence sur ce thème, je peux espérer 200, 400, ou même bien plus d’auditeurs. C’est vrai, je viens de le dire, que nombreux sont aujourd’hui, heureusement, les ouvrages en français sur tous ces phénomènes qui nous prouvent, très concrètement, et sans littérature, que la vie continue immédiatement après la mort, celle-ci n’étant qu’un passage dans une autre dimension. J’ai cependant choisi, puisque Dieu me laissait encore sur terre, de tenter encore quelque chose pour aider ceux qui sont dans la peine et restent dans le doute. Je vous apporte donc d’abord mon témoignage personnel. Il ne vous révélera rien de nouveau par rapport à d’autres ouvrages. Son vrai mérite est d’être totalement sincère. Puis, je vous présenterai un assez grand nombre de messages reçus de l’au-delà et qui nous viennent de deux défunts, bien vivants dans le Royaume de Dieu, et que je crois, par rapport à beaucoup d’autres, d’une valeur tout à fait exceptionnelle. Je poursuivrai ainsi mon dialogue avec les morts en faisant de leurs textes d’abondants commentaires. Il s’agit de Pierre Monnier et de Roland de Jouvenel. Leurs messages, en fait, sont presque tombés dans l’oubli, alors qu’ils sont d’une valeur très supérieure tous ceux que j’ai pu connaître. Ils comportent des affirmations scientifiques très en avance par rapport à l’époque à laquelle ils ont été reçus. Ils offrent une façon de comprendre la Bible et toute la théologie qui dépasse sur bien des points les perspectives dominantes du vivant de leurs auteurs et souvent même supérieure aux théories d’aujourd’hui. Il devient évident, là, que ces connaissances dépassent complètement celles des récepteurs de ces messages. Il ne peut s’agir de projections de leur subconscient. Mais il est bien clair aussi que les affirmations contenues dans ces messages correspondent à ce que leurs auteurs pouvaient voir avec certitude dans un autre monde, une autre dimension. L’enseignement théologique et spirituel est particulièrement important chez ces auteurs de l’au-delà. J’ai donc la conviction, en présentant cet ouvrage, de réunir mes préoccupations essentielles.

 

1.

 

CONTACTS AVEC MON FRERE

 

J’ai étudié les phénomènes de communication avec l’au-delà à travers des appareils électroniques auprès des principaux chercheurs dans bien des pays. J’ai participé à de nombreux congrès en différentes langues. J’ai publié quelques livres aussi sur le sujet. Mais je n’ai encore jamais fait état moi-même des contacts que j’ai pu avoir, grâce à des amis, avec quelques défunts, vivant actuellement dans l’autre monde. J’ai participé à ces contacts, mais je n’aurais jamais pu les établir moi-même, à moins, peut-être, si Dieu l’avait voulu, de prendre le temps de nombreux essais et de surmonter bien des déceptions. Parmi tous ces contacts, il en est qui ont pour moi beaucoup plus d’importance que tous les autres. Ce sont les contacts avec mon frère aîné. Quelques amis étaient parfois présents et en ont déjà publié des extraits ou des résumés, mais aucun exposé n’en a encore été fait, directement à partir des enregistrements et se rapportant aux cinq contacts réalisés avec lui. Pour que vous en compreniez pleinement la valeur, dans le détail, il me faudra vous conter quelques histoires de famille. Je sais que mon frère ne m’en voudra pas. Ses messages me laissent entrevoir qu’il a déjà accompli une évolution spirituelle étonnante qui lui permet certainement de comprendre dans quel esprit je le ferai.

Né en 1928, mon frère Jean-Pierre avait trois ans de plus que moi. Marié, père de trois filles, il était veuf depuis plusieurs années. Il avait été professeur d’histoire/géographie, tandis que son épouse enseignait le français et le latin. Le cancer avait fini par l’attraper. Fort bien soigné, dans un établissement de soins palliatifs, il n’a pratiquement pas souffert, presque jusqu’au dernier moment. Le dimanche après-midi, il plaisantait encore avec ses filles et les infirmières. Le lundi suivant, vers dix heures du matin, il était déjà arrivé dans l’au-delà. Il était croyant. Nos parents étaient catholiques pratiquants. Notre mère nous réunissait dans sa chambre le jeudi matin, qui était alors le jour sans école, pour nous lire des vies de saints. Notre père ne parlait jamais de Dieu, mais sa foi était peut-être plus profonde. Plusieurs fois par an, pour les grandes fêtes, toute la famille se confessait à l’église, pour se préparer à la communion du dimanche matin. Cependant, mon frère ne pratiquait que dans les grandes occasions. Les questions religieuses ne l’intéressaient pas du tout, ni la spiritualité en général. C’était plutôt un ‘bon vivant’, grand fumeur et amateur de whisky. Vers la fin de sa vie, l’alcool ne pouvant plus vraiment lui nuire, la bouteille de malt ne durait que quelques jours. Il ne s’intéressait absolument pas à ce que je faisais dans la Sainte Eglise, ni à mes recherches sur les phénomènes paranormaux. Il savait quand même que je suivais de très près toutes ces expériences extraordinaires de gens qui avaient failli mourir mais étaient quand même revenus à la vie de ce monde. Quand je lui proposais de lui donner quelque ouvrage sur le sujet, il me répondait : « Non, ce n’est pas la peine. Mais toi, tu y crois toujours ? Il y a bien une vie après la mort ? ». Ma réponse lui suffisait. Elle le rassurait, mais il n’avait pas envie d’en savoir plus.

Or donc, le 24 avril 2006, mon frère traversait le voile qui nous sépare de l’autre monde. Tout ce qui l’entourait l’instant d’avant disparaissait autour de lui et il se trouvait entouré d’un autre monde, de celui que nous ne voyons pas. Il était sans doute passé par le tunnel avant de déboucher dans la lumière et d’être reçu par ceux qui l’ont aimé sur cette terre. Il est conseillé généralement d’attendre un certain temps, environ un an, avant de tenter un contact, par quelque moyen que ce soit, avec nos trépassés. D’abord, pour leur laisser le temps de se dégager complètement de ce monde. Certains défunts ne se rendent pas tout de suite compte qu’ils ont changé de monde. Il leur faut quelque temps pour le comprendre et parfois encore un peu pour l’accepter. Mais ce délai est aussi pour protéger les médiums, ceux qui, dans ce monde, tentent le contact avec celui que nous ne voyons pas mais qui, pourtant, est là, autour de nous, invisible. Si le défunt n’est pas prêt, le médium peut ressentir sa présence de façon très pénible, ressentant souvent les derniers instants qui ont précédé son départ. Cependant, des circonstances particulières ont paru cependant suffisantes à mes amis médiums pour tenter un premier contact, très tôt après le départ de mon frère : un mois et quatre jours.

Il me faut maintenant vous les présenter puisqu’ils jouent dans ces contacts un rôle décisif. Je suis bien là et quelques fois aussi des membres de ma famille : mes deux soeurs et mes trois nièces. Nous intervenons en posant, nous aussi, des questions à mon frère, à tour de rôle, mais ce sont eux qui établissent, avec toute leur expérience, le contact avec l’au-delà. Quand je dis qu’ils sont ‘médiums’, il faut préciser que ni l’un ni l’autre n’exercent cette profession. Ils ont certainement ce don, mais ils n’en vivent pas. Ils exercent tous les deux un métier ‘normal’. Yves Linès, à la mairie de Toulouse, Christophe Barbé chez Airbus. Tous les deux ont quelque chose en commun : le rôle capital que leur relation avec leur mère et plus particulièrement leur décès a joué dans le développement de leur médiumnité. Pour Yves Linès, tout a commencé avec la mort de sa mère et le refus d’accepter cette séparation. Pour Christophe Barbé, le phénomène s’était déjà déclenché en lui depuis longtemps, mais le départ de sa mère et les premiers contacts avec elle jouèrent un rôle très important. Il n’est pas nécessaire que je vous en dise davantage à leur sujet puisqu’ils l’ont fait euxmêmes, Yves Linès à travers son livre : « Quand l’au-delà se dévoile » et Christophe Barbé dans un récit autobiographique : « Le langage de l’invisible » 4, suivi d’un témoignage romancé, réalisé à partir d’un grand nombre de cas où il était intervenu pour aider des personnes dans le deuil, 5  et un autre ouvrage sur tous les « Signes de survivance » .6

Tous les deux ont été effectivement conduits peu à peu à prêter leur concours à l’établissement de contacts avec les décédés, à travers surtout le magnétophone, mais parfois aussi l’écriture automatique. Ils étaient tous deux invités, ainsi que moi-même, pour parler de leurs expériences à un congrès organisé à Caen par Claire Horrenberger, directrice de la libraire ‘L’eau vive’, librairie spécialisée dans le paranormal, l’ésotérisme, les médecines parallèles, les spiritualités, également parallèles,… C’est vraiment une amie. Je lui suis profondément reconnaissant de m’avoir invité tant de fois à Caen, soit en congrès, avec d’autres conférenciers, soit tout seul, et pas seulement à propos du paranormal. Je me souviens en particulier d’une conférence sur les icônes, avec projection de diapositives et liturgie slavonne. Aucune organisation catholique ne m’a jamais invité pour parler de l’au-delà, ni de l’expérience des saints et des mystiques. Elle, l’a fait. Le congrès avait lieu tout le samedi de 9h à 19h. Or, ma soeur cadette habite à Caen qui a été un peu le berceau de la famille. Notre grand père maternel y était professeur d’histoire de Normandie à l’université. Une rue porte d’ailleurs encore aujourd’hui son nom : Henri Prentout. Notre père y a travaillé comme employé de la Banque de France et c’est à Caen que nos parents se sont mariés. Toutes ces circonstances réunies nous donnèrent donc l’idée de tenter le lendemain dimanche un contact avec mon frère, chez ma soeur dont il connaissait bien l’appartement puisque depuis la mort de sa femme, il venait de temps en temps y passer quelques jours. Ce premier contact eut donc lieu le dimanche 28 mai 2006. Il fut réalisé simultanément, ou presque, de deux façons différentes, ce que mes amis appellent un travail en ‘synergie’. Dans une chambre, se trouvait Christophe Barbé, assis devant un bureau avec, devant lui des feuilles blanches, prêt à recevoir en écriture automatique le message que pourrait éventuellement lui communiquer mon frère. Dans la salle à manger contigüe, se trouvaient, autour d’une table ronde : Yves Linès, Claire Horrenberger, ma soeur et moi-même. Il y avait aussi Henry Vignaud, médium bien connu maintenant, que l’on a vu

3 Yves Linès, Quand l’au-delà se dévoile , JMG Editions, 2006.

4 Christophe Barbé, Le langage de l’invisible , Kymzo, 2006.

5 Christophe Barbé, Comment les morts s’expriment , Kymzo, 2007.

6 Christophe Barbé, Signes de survivance , Kymzo, 2009.

 

souvent à la télévision et qui est aussi vraiment un ami. Il avait participé aussi au congrès de la veille et fait des merveilles comme d’habitude. Enfin, deux autres personnes, équipées chacune d’une caméra, devaient filmer intégralement cette séance, aussi bien côté écriture automatique que magnétophone : avec le groupe du magnétophone, c’était mon amie Laurence de la Baume ; avec Christophe, c’était un jeune garçon, professionnel venu en ami. La porte de communication entre les deux pièces devait rester fermée. En fait, il y eut deux exceptions que nous verrons en temps voulu. En fait l’écriture automatique se déclencha très rapidement. Mais pour le groupe autour du magnétophone les choses commençaient mal. Mon amie chargée de filmer la séance n’arrivait pas à capter le son. Elle fit donc appel à l’autre cadreur qui crut régler rapidement le problème. Il descendit deux fois à sa voiture pour rapporter de nouveaux appareils et faire des remplacements. Mais, à sa grande confusion, l’échec restait total. « C’est mon métier depuis plus de dix ans, nous dit-il et j’ai le meilleur matériel sur le marché. Cela ne m’est jamais arrivé, je ne comprends pas d’où vient le problème. C’est incompréhensible ! » Il reposa donc ses instruments sur la table, sans plus y toucher. On se décida alors à tenter quand même l’enregistrement de messages éventuels et à préparer le dispositif habituel. Celui-ci comportait un magnétophone Philips AQ6455, muni d’une petite roulette sur le côté, permettant de varier la vitesse de déroulement de la bande magnétique. Cette roulette est très importante pour l’écoute et la réécoute des messages reçus, souvent trop rapides, mais non pour l’enregistrement lui-même qui peut être fait à vitesse normale. Devant le magnétophone, à une trentaine de centimètres environ se trouvait un petit appareil radio qui permet de recevoir un bruit de fond. Ce peut être un discours dans une langue étrangère, si possible assez loin des consonances du français et riche en consonnes. Enfin un micro unidirectionnel est tourné alternativement vers l’opérateur, quand il pose ses questions et vers le micro de la radio quand on cesse de parler et qu’on attend une réponse. Il semble bien qu’il soit plus facile à nos chers trépassés de transformer des ondes déjà existantes que de les former à partir de rien. Mais vous trouverez plus ample information dans les ouvrages spécialisés qui, aujourd’hui, sont assez nombreux. Il faut encore un certain temps pour trouver sur le poste de radio une émission qui puisse convenir. C’est là que l’expérience de mes amis est indispensable et dépasse mes compétences.

 

1

er contact, le 28 mai 2006

Voici comment les choses se sont passées dans la chambre pour l’écriture automatique…